
À propos
PictoExpress n'est pas né dans un bureau. Il est né chez nous, avec une paire de ciseaux, un bâton de colle et un garçon qui a besoin de voir demain pour pouvoir s'endormir. Je suis le papa de Naïm, 11 ans, autiste et TDAH. J'ai d'abord construit cet outil pour préparer ses journées. Puis j'ai compris que préparer les journées n'était que la moitié du travail. Aujourd'hui, PictoExpress accompagne les parents sur le reste, et il est toujours gratuit, pour tous les parents.
Chez nous, les tempêtes ont toujours un point de départ précis. Un remplaçant à l'école. Une piscine fermée. Un trajet modifié au dernier moment. Ce matin-là, c'était le bus qui n'est pas passé. Pour beaucoup d'enfants, c'est une contrariété. Pour Naïm, c'est le sol qui se dérobe : plus rien de ce qui était prévu ne tient.

Je me revois à genoux sur le trottoir, à sa hauteur, cherchant les mots justes. Mais ce matin-là, les mots ne servaient à rien. C'est plus tard que j'ai compris l'essentiel : Naïm ne refuse pas les situations. Il a besoin de les voir pour les comprendre.
Un soir, après une journée comme celle-là, j'ai imprimé des images et je me suis installé à la table de la cuisine avec des ciseaux et un bâton de colle. Naïm est venu s'asseoir en face de moi, sans un mot. Il a regardé chaque carte naître entre mes mains : le réveil, le petit déjeuner, le chemin différent, la nouvelle maîtresse. Je les ai collées sur une feuille, dans l'ordre. Puis j'ai accroché la feuille sur le frigo.

Le lendemain matin, Naïm l'a regardée longtemps. Il a suivi chaque image avec le doigt. Puis il a hoché la tête, mis son sac sur le dos, et il y est allé. Pas de tempête. Juste un garçon qui savait où il allait. Ce jour-là, je me suis fait une promesse : ne plus jamais lui demander de traverser une situation sans carte.

Alors j'ai continué. Chaque rendez-vous, chaque changement, chaque première fois avait sa feuille. Mais chaque feuille me coûtait ma soirée : trouver les bonnes images, les recadrer, écrire des phrases assez courtes, imprimer, découper, coller. Et recommencer le lendemain, parce que la vie ne prévient pas.
Je me suis mis à rêver d'un outil tout simple : je décris la situation en deux phrases, et il me rend la planche illustrée, prête à montrer. Je l'ai cherché partout. Il n'existait pas. Alors je l'ai construit. D'abord pour Naïm. Puis pour tous les parents qui préparent demain, la veille au soir, quand la maison dort.
Naïm a grandi, et le dossier a grandi avec lui. Le premier dossier MDPH. Le certificat médical à faire remplir, qui ne vaut qu'un an. Le GEVA-Sco. La notification qui arrive des mois plus tard. Et cette réunion de printemps où l'on m'a demandé combien d'heures d'accompagnement je demandais, où j'ai répondu « le plus possible », et où j'ai compris en sortant que ma réponse ne rentrerait dans aucune case.

Le plus lourd n'était pas la paperasse. C'était la peur de rater une date que personne ne me rappellerait. Un renouvellement se dépose quatre à six mois avant la fin du droit ; s'en apercevoir trop tard, c'est l'accompagnement de l'enfant qui s'interrompt en attendant que tout soit réinstruit. Cette peur-là occupait une place que j'aurais préféré donner à mon fils.
« J'espère que cet outil rendra votre quotidien un peu plus léger. Je sais à quel point il peut être difficile, certains jours. »
Notre mission
Le fil rouge de PictoExpress n'a jamais été de faire des images. Il a toujours été de rendre prévisible ce qui ne l'est pas. Pour un enfant, cela s'appelle une séquence illustrée. Pour un parent, cela s'appelle savoir ce qui arrive, quand, et avec quel papier. C'est le même besoin, aux deux bouts de la même journée.
Alors nous élargissons. Les échéances et les dates de renouvellement. Les documents rangés par type, retrouvés quand on vous les réclame. La préparation des réunions, pour ne plus jamais y arriver démuni. Le récapitulatif que vous réécrivez dix fois par an. Et, toujours, les pictogrammes pour le jour J.
Comment c'est fait
Un développeur a découvert le projet et la cause qui le porte. Touché, il a choisi d'y consacrer son temps libre, de son plein gré, pour transformer une idée de parent en un outil solide, simple et accessible à toutes les familles.
C'est ce qui nous permet de garder PictoExpress entièrement gratuit, sans publicité et sans collecte de données d'enfant.
Si vous avez une suggestion qui pourrait vous aider, vous et d'autres parents, n'hésitez pas à nous écrire. Nous ferons de notre mieux pour vous être utiles.
contact@pictoexpress.comVous pouvez aussi ouvrir votre dossier ou créer votre première séquence.