
Manger dehors, assis par terre, sans table ni repères habituels : le pique-nique paraît simple aux adultes et déroute beaucoup d'enfants attachés au cadre du repas.
Nous préparons le panier, installons la nappe et attendons ensemble avant de manger.
J'aide à préparer le panier
Merci, tu aides à mettre les choses dans le panier.
Je porte la nappe jusqu'au sol
Pose la nappe ici, doucement, à côté des arbres.
Je sors les assiettes et les gobelets
Merci, pose les assiettes près de moi, lentement.
Je range les couverts dans la boîte
Mets chaque couvercle et chaque couverts bien ensemble.
Je place les boissons au frais
Mets les boissons dans la glacière pour qu'elles restent fraîches.
Je m'assieds sur la nappe
Assieds-toi ici, les pieds sur la nappe, s'il te plaît.
Je regarde le minuteur avant de manger
Je règle le minuteur sur 5 minutes ; on attend ensemble.
Je compte les nuages ou je respire
Regarde le ciel avec moi et compte jusqu'à dix calmement.
Je mange mon pique-nique
Bravo, maintenant tu peux manger ; bon appétit !
Le repas est pour beaucoup d'enfants autistes une séquence très codifiée : une place, une assiette, une position. Le pique-nique supprime tout cela d'un coup — pas de table, pas de chaise, pas de vaisselle habituelle.
L'environnement ajoute ses propres difficultés : l'herbe qui pique, les insectes qui approchent la nourriture, le vent, le soleil. Ce sont des variables imprévisibles pendant un moment qui, d'ordinaire, ne varie jamais.
Avant de partir, en montrant le déroulé : le trajet, l'installation, le repas, le rangement, le jeu. L'ordre compte, notamment pour les enfants qui veulent jouer avant de manger.
Préparer le panier ensemble donne du contrôle et permet de garantir la présence d'aliments sûrs.
Nommez ce qui remplace quoi : la nappe est la table, telle place est la sienne. Reconstituer explicitement le cadre habituel avec les moyens du bord fonctionne étonnamment bien.
Emportez au moins un aliment sûr, connu et accepté, pour que le repas reste possible quoi qu'il arrive.
| Plutôt que | Sur la planche |
|---|---|
| « Assieds-toi n’importe où, c’est un pique-nique. » | « Ta place est sur le coin bleu de la nappe. » |
| « Ce n’est pas grave s’il y a des fourmis. » | « On ferme les boîtes après avoir servi. » |
| « Mange, on jouera après. » | « D’abord manger. Ensuite le toboggan. » |
Une nappe épaisse, un tapis de sol ou même une chaise pliante règlent la plupart des refus liés au contact avec l'herbe. Ce n'est pas un caprice, c'est une texture.
Beaucoup de parcs ont des tables : les repérer à l'avance évite d'avoir à improviser une fois sur place.