
Une alarme assourdissante, sans prévenir, suivie d'une évacuation en urgence : l'exercice incendie est probablement le moment le plus violent de l'année scolaire pour un enfant hypersensible au bruit.
L'alarme sonne, on sort en rang jusqu'à la cour.
J'entends l'alarme qui sonne
L'alarme sonne, c'est l'exercice.
Je laisse mes affaires sur la table
Laisse tes affaires, on reviendra les chercher.
Je me bouche les oreilles
Tu peux te boucher les oreilles si c'est fort.
Je me mets en rang derrière la maîtresse
Mets-toi bien en rang derrière la maîtresse.
Je marche vite vers la sortie
Marche vite mais reste près du groupe.
Je descends l'escalier en tenant la rampe
Tiens la rampe quand tu descends, doucement.
Je vais au point de rassemblement
Va au point de rassemblement et reste en rang.
Je réponds quand la maîtresse appelle
Réponds quand elle prononce ton nom, doucement.
Je retourne en classe
On rentre en classe tranquillement, comme d'habitude.
Une alarme est conçue pour être insupportable : c'est sa fonction. Pour une hypersensibilité auditive, elle provoque une douleur physique réelle, pas une gêne. Et elle survient sans aucun préavis, en pleine activité.
L'évacuation qui suit demande ensuite de se déplacer vite, en groupe serré, vers un lieu de rassemblement inhabituel, en respectant des consignes données dans le bruit. Tout ce qui aide habituellement l'enfant, la routine et la prévisibilité, est suspendu au même moment.
Demandez à l'école d'être prévenu de la date des exercices. Les établissements connaissent en général le calendrier, et transmettre l'information au parent ne coûte rien.
Préparez alors l'enfant la veille et le matin, en montrant la séquence entière, du bruit jusqu'au retour en classe.
Dites explicitement que c'est un exercice et qu'il n'y a pas de feu. Cette phrase est la plus importante de toute la planche, et elle doit être répétée avant, pendant et après.
Décrivez le bruit à l'avance, franchement : il est très fort, il dure, puis il s'arrête.
| Plutôt que | Sur la planche |
|---|---|
| « N’aie pas peur, il ne va rien se passer. » | « C’est un exercice. Il n’y a pas de feu. » |
| « Ce n’est qu’une alarme, ce n’est pas si fort. » | « L’alarme sonne très fort. Puis elle s’arrête. » |
| « Suis les autres et ne traîne pas. » | « Je sors avec ma classe. Je vais dans la cour. » |
Cela arrive, et c'est parfois voulu par le protocole. Ce qui protège dans ce cas, c'est que la séquence ait déjà été vue plusieurs fois au calme : l'enfant reconnaît ce qui se passe même sans préavis.
Convenez avec l'école d'un adulte qui va vers votre enfant dès que l'alarme retentit. C'est un aménagement simple et souvent accepté.