
Le retour de vacances additionne deux difficultés : quitter un lieu où on s'était installé, et traverser un aéroport, qui est l'un des environnements les plus imprévisibles qui soient.
Partir suppose de défaire un cadre qui venait juste de devenir familier. Après une ou deux semaines, la chambre d'hôtel est devenue un repère, et le quitter demande une transition à part entière.
L'aéroport enchaîne ensuite les épreuves : files d'attente sans durée annoncée, contrôle de sécurité avec contact physique et objets confisqués, annonces sonores permanentes, retards possibles. Presque rien n'y est prévisible, et l'enfant n'y a aucune prise.
La veille du départ, en montrant la séquence complète : les valises, la chambre vide, le trajet, l'aéroport, l'avion, la maison. Voir la maison en dernière image est le point le plus important.
Le jour même, reprenez la planche à chaque étape franchie : c'est ce qui rend l'aéroport traversable.
Prévenez en particulier du contrôle de sécurité : enlever ses chaussures, poser ses affaires, passer sous un portique, être parfois touché par un agent. C'est le moment le plus mal vécu et le plus facile à préparer.
Ramenez systématiquement à la dernière image, la maison. C'est elle qui donne un sens à toute la séquence.
| Plutôt que | Sur la planche |
|---|---|
| « Dépêche-toi, on va rater l’avion. » | « On fait les valises. Puis le taxi. » |
| « Laisse-toi fouiller, ce n’est rien. » | « Je pose mon sac. Je passe sous le portique. » |
| « Encore un peu de patience, on y est presque. » | « Après l’avion, on rentre à la maison. » |
Un retard est l'imprévu type de l'aéroport, et il vaut la peine d'être annoncé comme possible dès le départ : « parfois l'avion attend, on patientera ». Une éventualité annoncée est bien mieux absorbée qu'une surprise.
Les aéroports disposent souvent d'espaces calmes ou de dispositifs d'accompagnement pour les personnes en situation de handicap. Cela se demande à l'avance, à la compagnie, pas le jour même au comptoir.