
Version détaillée, pensée pour les plus grands : chaque étape du laboratoire, de l'accueil au pansement, pour que rien n'arrive sans avoir été annoncé.
Chez un adolescent, l'anticipation devient plus élaborée que chez un jeune enfant : il ne redoute plus seulement la piqûre, mais ce qu'on va chercher dans le sang, le temps que ça prendra, et l'idée de ne pas pouvoir interrompre une fois commencé.
S'ajoute souvent une gêne à dire qu'on a peur, à un âge où on estime ne plus devoir l'avoir. Un support visuel permet de traiter le sujet sans avoir à en parler frontalement, ce qui est parfois exactement ce qu'il faut.
La veille, seul si l'adolescent préfère. Laisser la planche disponible sans imposer la lecture respecte l'autonomie tout en donnant l'information.
Puis sur place, pendant l'attente, pour ceux qui le souhaitent.
Factuel et complet, sans infantiliser. À cet âge, ce qui rassure est la précision : combien de tubes, combien de temps, ce qui se passe si ça tourne mal.
Ne minimisez pas. Dire « ça pique quelques secondes, puis ça tire un peu » est plus crédible, donc plus apaisant, que « tu ne sentiras rien ».
| Plutôt que | Sur la planche |
|---|---|
| « Tu es grand maintenant, ce n’est rien du tout. » | « Deux tubes. Environ trois minutes. » |
| « N’y pense pas, ça ira plus vite. » | « Le garrot serre. Puis ça pique une fois. » |
| « Il ne faut pas regarder, sinon tu vas paniquer. » | « Je peux regarder ou détourner les yeux. » |
Les malaises vagaux sont fréquents et sans gravité, mais très impressionnants. Le dire à l'infirmier avant, et demander à être allongé plutôt qu'assis, prévient la plupart d'entre eux.
Si le refus est total, mieux vaut reprendre rendez-vous que forcer : un prélèvement arraché rend le suivant beaucoup plus difficile.